Hélène Bard

Écrivaine  ●  réviseure linguistique et stylistique  ​●  Mentore littéraire

Hystéro (2007)

Rien d'autre que tes sombres iris pour te trahir. Tu dis qu'ils font peur. Mais ce n'est pas vrai, Gabriel. Ils fascinent. Parce qu'on y voit un paysage de vieux monts et d'anciennes vallées. Taillé par le choc d'une météorite. Tout en nuances. Et ça, c'est toi. Dans ton immensité. Et dans tes moindres détails. On te voit dans tes yeux. Si bien. Ça retient l'attention. Juste te regarder, Gabriel. Si tu lèves les yeux, c'est savoir qui tu es.

« Son cri du cœur et du ventre est aussi intense que l'écriture directe et habile de l'auteure, qui se fait de plus en plus une place dans le milieu littéraire et montre avec Hystéro l'importance d'écrire sur la complexité des relations humaines. »
« Comme un cri du cœur », Le journal de Québec, 15 décembre 2007, p. 41.

« Dans son dernier livre, elle aborde le thème le plus universel : l'amour. Toutefois, comme il existe autant d'êtres humains sur cette terre que de façon d'aimer, elle parvient à transporter le lecteur, à capter son attention et même à le déranger. Le style de l'auteure est vraiment unique, parfois aux limites de la vulgarité, et les comparaisons sont souvent surprenantes […]. »
Sébastien GALARNEAU. « Hélène Bard, Hystéro », Québec français, Hiver 2008, p. 8.

« De ce roman, il émane des effluves de gomme balloune et de marijuana ; des réminiscences des refrains de Nirvana et des partys autour d'un feu. Bref, […] il aura réussi le tour de force de nous replonger dans un univers régit par ses propres règles, éminemment complexes et tordues, celui de l'adolescence et de ses risibles excès. »
Marie-Michèle GIGUÈRE. « Nirvana et gomme balloune », Quartier libre, 10 octobre 2007.

« Désir, amour et séduction au féminin, tels sont les thèmes que propose l'auteure Hélène Bard, dans Hystéro. Une histoire à la sauce Tristan et Iseult, avec comme toile de fond Baie-Saint-Paul, au cœur de l'année mythique 1988. Comme un cri icarien qui fait grimper l'insuline, l'œuvre met en vedette des personnages aux jeans taille haute délavées à l'acide et aux manteaux de cuir ornés de zip, mais d'abord et avant tout, une " fille d'à côté " au cœur qui s'évade. »
Frédérick MASSON. « Les feuilles tombent… sous une pluie de livres », Québec Hebdo, 14 octobre 2007.

La portée du printemps(2001)

La mort ne s'apprivoise pas comme un petit chien à qui l'on apprend à être propre. Elle n'a rien de propre avec tout le sang et l'urine qu'elle déverse. Mais elle n'a rien de sale non plus. Elle laisse seulement des milliers de taches sur le cœur. Si on les frotte, on use les tissus et, de toute façon, elles ne disparaissent jamais.

« Âgée de 25 ans, Hélène Bard signe, avec La portée du printemps, un premier roman d'une grande sensibilité sur la souffrance du deuil et les secrets enfouis. […] Le talent qu'elle a de coucher sur des pages blanches les histoires qu'elle imagine est indéniable. […] La portée du printemps est écrit avec sensibilité et douceur. Les mots coulent de façon poétique, sans heurts. »
Daphné BÉDARD. « Vérités cachées », Le Soleil, 3 mars 2001, p. D 13.

« La jeune auteure Hélène Bard signe un premier roman tout en nuances, une œuvre d'une profonde maturité. […] La portée du printemps surprend et déroute souvent le lecteur en le confrontant à ses propres perceptions, en l'entraînant sur une route pour bifurquer ensuite radicalement. Le roman n'est en aucun cas un polar, mais le suspens est présent, prenant. […] Plus qu'un roman initiatique, La portée du printemps est une œuvre de rédemption, un hymne à la vie où la mort, curieusement, joue un rôle de déclencheur. Elle assassine et libère à la fois. »
Pierre THIBAULT. « La naissance d'une femme », Ici, 1er mars 2001.

« Voilà des débuts insolites et audacieux. […] La plume d'Hélène Bard est originale, inventive. »
Pascale NAVARRO. « Histoires inventées », Voir, 15 mars 2001, p. 37.

Romans

​​Les mécomptes (2002)

Carl s'assoit et partage sa bière avec cette drôle de fille. La beauté sauvage qu'elle affiche dans les traits effilés de son visage lui dessine un minois parfait. Un nez comme ceux des sculptures de marbre dans les musées. Des yeux pas maquillés, d'un brun animal, à l'instar de ceux d'un chaton qui quémande une caresse. Pas de rouge à lèvres, pas de bijoux. Elle berce son corps au son d'une musique qu'elle est seule à entendre.

« Outre le point de vue surprenant pour une femme, Hélène Bard impressionne par ce style maîtrisé, minimaliste sans être aride, allusif sans sombrer dans l'inintelligibilité. […] Dans Les mécomptes, Hélène Bard nous fait entendre une voix émergente digne d'intérêt. »
Stanley PÉAN. « Nouveaux désarrois », La Presse, 7 avril 2002, p. B 3.

« D'une remarquable construction, Les mécomptes abordent avec une frappante originalité la question du bonheur. Où peut-on le trouver ? Dans les choses que l'on possède ? Dans les plaisirs qu'on peut se permettre ? Pas de réponse envisagée ici. Mais beaucoup de bière coule, qui donne au récit une fraîcheur naturelle. Sa mise en forme recourt efficacement à l'effacement morphologique, à la dislocation, à l'adjonction. Une réussite. »
Osée KAMGA. « L'utopie du labeur », Ici, 14 mars 2002.